Peintures

Les peintures d’Olivier Huard se construisent avec des mouvements de va et vient.
Des tableaux sont recouverts par de nouveaux tableaux. Avant chaque étape de recouvrement, des parties du tableau précédent sont réservées.
Dans son espace pictural singulier, il laisse apparaître des superpositions de figures selon des strates plus ou moins profondes, lointaines, anciennes, visibles.
En entrechoquant des fragments de figures peintes, il nous parle de mémoire et recherche une forme d’unité en trouvant des passages qui relient les pièces d’un puzzle disparate.

Une véritable archéologie.

Dessins scarifiés

D’abord un fond peint selon la technique du «all over», c’est-à-dire une répartition quasi uniforme de pigments colorés recouvrant une surface entière, sans aucune profondeur de champ.

Ensuite un long et très méticuleux travail de grattage au cutter. Incision par incision, le papier est attaqué comme le serait une plaque de cuivre par la pointe sèche. Par enlèvements pointillistes, des formes s’inscrivent jusqu’à révéler une forme donnée.

Rien n’est offert à l’évidence, l’œil doit s’adapter, il doit voyager et recueillir les indices. Le temps long nécessaire à l’exécution du travail est justement requis au visiteur regardeur: ce travail insiste sur l’impératif d’une vision et d’une réflexion préalables pour accéder à la nuance.

Jean Klépal – Mars 2015

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